Jules Charles Joseph BRASSEUR, négociant à Dunkerque, 50ème vénérable de la loge «L’Amitié et Fraternité » de 1837 à 1840, est né à Bourbourg (Nord) le 16 février 1811. Il est le fils de Charles François Joseph BRASSEUR, fabricant d’huile, et de Julie Pélagie Louise JOOS.

Acte de naissance :

            « L’an mil huit cent onze et le dix septième jour du mois de février quatre heures de relevée, par devant nous Ignace DEPAPE, maire, officier public de l’état civil de la ville de Bourbourg, chef lieu de canton, département du Nord, est comparu le sieur Charles François Joseph BRASSEUR, âgé de trente cinq ans, profession de fabricant d’huile, né et domicilié en cette ville, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né le jour d’hier à six heures du soir, de lui déclarant et de dame Julie Pélagie Louise JOOS, son épouse, âgée de vingt quatre ans, native du même lieu, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Jules Charles Joseph ; les dites déclaration et présentation faites en présence des sieurs François Joseph BRASSEUR, âgé de soixante sept ans, rentier, grand-père paternel de l’enfant, d’Ignace Louis JOOS, âgé de quarante neuf ans, fabricant d’huile, grand-père maternel de l’enfant et de dame Julie Benoîte BURET, âgée de cinquante cinq ans, épouse du dit sieur Ignace Louis JOOS, grand-mère maternelle de l’enfant, et ont les père et témoins signé avec nous le présent acte de naissance après que lecture leur en a été faite ».

BRASSEUR                

I.L. JOOS      

CF BRASSEUR

BURET JOOS                                               

I. DEPAPE

            Ses parents se sont mariés à Bourbourg le 2 mai 1810. Charles François Joseph BRASSEUR, fabricant d’huile,  est né à Bourbourg le 23 octobre 1775. Il est le fils de François Joseph BRASSEUR, 66 ans, rentier (ancien maître boulanger, puis marchand de draps), domicilié à Bourbourg mais natif de Saint-Venant (Pas-de-Calais), et de feue Marie Isabelle Jeanne DEVIENNE, native de Bourbourg et y décédée le 7 février 1809.

            Julie Pélagie Louise JOOS est née à Bourbourg le 17 février 1787, fille d’Ignace Louis JOOS, fabricant d’huile, 49 ans, né et demeurant à Bourbourg, et de Julie Benoîte BURET, 46 ans, née à Saint-Omer, paroisse Saint-Denis.

            Les témoins furent Liévin Cornil DEBREYNE, 47 ans, rentier, beau-frère au futur époux, Étienne Charles BRASSEUR, 38 ans, marchand de draps, frère au futur époux, Louis François JOOS, 64 ans, brasseur, oncle paternel à la future épouse, et Louis JANSSOONE, 59 ans, brasseur, oncle paternel à la future épouse à cause de sa femme, demeurant tous à Bourbourg.

            Le couple à eu six enfants. Jules Charles Joseph BRASSEUR était l’aîné de :

            BRASSEUR Henri Charles

                        ° Bourbourg-ville 4 mai 1812 à 1 heure et demie du matin. Le père, 36 ans, est fabricant d’huile. Témoins : Ignace Louis JOOS, 50 ans, fabricant d’huile, grand-père maternel de l’enfant, Étienne Charles BRASSEUR, 35 ans, marchand de draps, oncle paternel de l’enfant, et dame Marie caroline FRANÇOIS, épouse dudit Étienne Charles BRASSEUR.

                        + Bourbourg-campagne 3 février 1813 à 10 heures du soir au domicile de Pierre Louis Joseph BOUVE.. , cultivateur à Bourbourg-campagne.

                           Déclaration du père, 37 ans, fabricant d’huile à Bourbourg-ville et de Joseph VANDENBROUCQUE, 30 ans, marchand, ni parent, ni allié du décédé.

            BRASSEUR Gustave Benoît

                        ° Bourbourg 9 juillet 1813 à 7 heures et demie du soir. Déclaration en mairie seulement le 18 juillet par le père, 37 ans, fabricant d’huile.

                           Témoins : Jean Baptiste Benoît Liévin BRASSEUR, 27 ans, négociant à Gand, oncle paternel de l’enfant, Étienne Charles BRASSEUR, 36 ans, marchand de draps à Bourbourg, aussi oncle paternel de l’enfant, et demoiselle Isabelle JOOS, restant chez son père, fabricant d’huile à Bourbourg, tante maternelle de l’enfant.

                        + Gigelli (Djidjelli), Algérie 3 février 1847 à 3 heures du soir, âgé de 33 ans, par suite de pneumonie à l’hôpital militaire où il était entré le 24 janvier 1847.

                           Il était caporal de la 3ème compagnie du 1er bataillon du 43ème Régiment d’Infanterie de ligne.

                           Djidjelli, petit port de pêche du département de Constantine, canton de Bougie, en Petite-Kabylie, fut le théâtre en 1847 de manifestations, vite repoussées, de la population kabyle. La ville fut détruite par un tremblement de terre en 1856, mais très vite reconstruite.

            BRASSEUR Charles Étienne dit « BRASSEUR de Bourbourg », ecclésiastique, romancier, archéologue

                        ° Bourbourg 8 septembre 1814 à 6 heures du matin. Le père, 38 ans, est fabricant d’huile. Témoins : Étienne Charles BRASSEUR, 37 ans, marchand de draps, oncle paternel de l’enfant, Ignace Louis JOOS, 52 ans, fabricant d’huile, grand-père maternel de l’enfant, demeurant tous deux à Bourbourg, et Dame Marie Anne Rose Bénédictine BURET, veuve de Monsieur MUCHEMBLED, en son vivant jurisconsulte, rentière à Saint-Omer, cousine maternelle de l’enfant.

                        + Nice (Alpes-Maritimes) 8 janvier 1874 à 10 heures du soir, 32, boulevard du Pont-Neuf, 59 ans, ecclésiastique, chevalier de la légion d’honneur, domicilié dans le 6ème arrondissement de Paris.

                           (voir plus bas)

            BRASSEUR Mathilde Julie

                        ° Bourbourg 16 décembre 1816 à 2 heures de l’après-midi. Le père, 40 ans, est fabricant d’huile. Témoins : Liévin Cornil DEBREYNE, 54 ans, fabricant d’huile, bel-oncle paternel de l’enfant, Louis Désiré MALOT, 30 ans, receveur de l’enregistrement et des domaines, ni parent ni allié de l’enfant, et demoiselle Félicité JOOS, grand-tante maternelle de l’enfant, rentière, tous trois domiciliés à Bourbourg.

                        x Bourbourg 24 mai 1837 François Désiré Norbert DEBRUYNE, propriétaire, domicilié à Eyne, Flandre-Orientale, Belgique (le nom de la commune s’écrit aujourd’hui « Eine » depuis la réforme de l’orthographe néerlandais, et la commune est devenue une section de la ville d’Audenarde depuis la réforme territoriale de 1977), né à Gand (Flandre-Orientale) le 15 mars 1811, fils de feu Pierre Jean Norbert DEBRUYNE, décédé à Gand le 6 février 1829, en son vivant avocat, et d’encore vivante dame Amélie Rosalie AMELOT, 64 ans, propriétaire à Eyne, ici présente et consentante.

                           La mariée est dite fille de Charles François Joseph BRASSEUR, 61 ans, membre du conseil municipal de Bourbourg, et de dame Julie Pélagie Louise JOOS, 49 ans, propriétaire.

                           Les témoins sont Messieurs Benoît BRASSEUR, 50 ans, négociant, grand-oncle paternel de l’épouse, et cousin par alliance de l’époux, François AMELOT, 24 ans, propriétaire à Singhem près de Gand, (orthographiée Zingem, cette commune a fusionné le 1er janvier 2019 avec Kruishoutem pour former la commune nouvelle de Kruisem), cousin de l’époux, Jules BRASSEUR, 26 ans, négociant à Dunkerque, frère de l’épouse, et Étienne BRASSEUR, 60 ans, rentier à Bourbourg, oncle paternel de l’épouse.

                        + Gand 13 mars 1881, 64 ans.

            BRASSEUR Achille Alexandre

                        ° Bourbourg 28 juillet 1818 à 4 heures du matin. Le père, 42 ans, est fabricant d’huile. Témoins : Messieurs Alexandre Nicolas Benoît MUCHEMBLED, 45 ans, rentier à Looberghe, cousin maternel de l’enfant, Liévin Cornil DEBREYNE, 55 ans, adjoint à la mairie de Bourbourg, y domicilié, bel-oncle paternel de l’enfant, et dame Marie Henriette Silvie DEBREYNE, épouse du sieur Louis DETERRE, architecte à Bourbourg, cousine paternelle de l’enfant.

            Peu après le mariage en 1837 de leur fille Mathilde avec un gantois, les époux BRASSEUR-JOOS iront s’installer à Gand où ils décéderont, elle le 12 février 1845 à l’âge de 57 ans, et lui, un peu moins d’un mois plus tard, le 8 mars 1845 à l’âge de 69 ans.

Décès de Jules Charles Joseph BRASSEUR à Dunkerque le 29 juin 1863 :

            « L’an mil huit cent soixante trois, le trente juin, cinq heures du soir, devant nous Jean Charles MOLLET, chevalier de la légion d’honneur, Maire, officier de l’état civil de la ville de Dunkerque, sont comparus Alphonse Louis CAMYS, âgé de soixante onze ans, et Auguste Félix BLAEVOET, âgé de quarante huit ans, employés à l’hospice de cette ville, y demeurant, lesquels nous ont déclaré que hier à quatre heures du matin, Jules Charles Joseph BRASSEUR, commis négociant, âgé de cinquante deux ans depuis le seize février dernier, né à Bourbourg (Nord), célibataire, domicilié à Dunkerque, fils de Charles François Joseph BRASSEUR, en son vivant ancien fabricant d’huile et de Julie Pélagie Louise JOOS, décédés à Gand, est décédé au dit hospice, ainsi que nous nous en sommes assuré, et ont les déclarants signé avec nous le présent acte, après lecture faite ».

CAMYS                      

BLAEVOET                           

MOLLET

            Charles Étienne Brasseur, dit Brasseur de Bourbourg (8 septembre 1814, Bourbourg – 8 janvier 1874, Nice) est un missionnaire français, considéré comme l’un des pionniers de l’archéologie et de l’histoire précolombiennes. Son apport est cependant de nos jours discutable sur certains points.

            Dans sa jeunesse, Brasseur s’est rendu à Gand, dans la Belgique récemment indépendante, pour étudier la théologie et la philosophie. Durant ses études, il s’est intéressé à l’écriture et, en 1837, il a commencé à rédiger des essais pour un journal parisien. Il a rédigé sous pseudonyme plusieurs récits historiques, dont l’un sur Jérusalem. Il a également publié plusieurs romans dans le style romantique très en vogue à l’époque, l’un, le Sérapéon, a reçu des critiques suggérant qu’il ressemblait beaucoup aux Martyrs de Chateaubriand. Ce genre d’insinuations de plagiat et d’inexactitudes dans ses œuvres sera formulé à plusieurs reprises au cours de sa carrière.

            En dépit de ces critiques, sa réputation de jeune écrivain et intellectuel notable a continué à se développer. Il a transféré ses études et sa résidence à Rome où il a été ordonné prêtre catholique, en 1845, à l’âge de 30 ans. Ayant attiré, un an auparavant, l’attention de l’abbé Gingras, rencontré à Rome. Apparemment impressionné, l’abbé Gingras a adjuré son ami et collègue, le vicaire général de Québec, l’abbé Cazeau, de procurer à Brasseur un emploi au séminaire. L’archevêque Signay ayant donné son assentiment, un an après son ordination, il quitta l’Europe, à l’automne 1845, pour le Canada, s’arrêtant brièvement à Boston.

Charles Étienne BRASSEUR de BOURBOURG

À son arrivée à Québec, il a commencé à travailler comme professeur d’histoire ecclésiastique au Séminaire de Québec, où son œuvre a suscité l’intérêt et l’attention. Après un bref laps de temps, sa série de conférences a été interrompue, pour une raison non spécifiée. Il a alors mis à profit son temps libre pour entamer un programme de recherche sur l’histoire de l’archidiocèse de Québec, et en particulier sur son fondateur, François de Laval. Les résultats de ses recherches dans les archives ont été publiés au début de 1846 sous forme d’une biographie de Laval. Le contenu de cette brochure semble avoir quelque peu déplu à ses collègues canadiens, car un différend commençait qui rendait sa position incertaine, ou du moins inconfortable. Jean-Baptiste-Antoine Ferland a, en outre, réfuté ses doctrines sur l’histoire canadienne dans son livre Observations sur l’histoire ecclésiastique du Canada.

            Ayant quitté le séminaire au cours de cette année, il est rentré à Boston où il a trouvé un emploi au diocèse. L’évêque actuel, John Bernard Fitzpatrick, avec qui il était manifestement plus proche que de ses anciens supérieurs, l’a nommé vicaire général du diocèse en 1846. Rentré, vers la fin de l’année, en Europe pour se consacrer à la recherche dans les archives de Rome et de Madrid, en prévision d’un nouveau projet de voyage en Amérique centrale, il voyage, de 1848 à 1863 comme missionnaire, principalement au Mexique et en Amérique centrale. Lors de ses voyages, il s’intéresse aux civilisations locales disparues et entreprend leur étude. Il publie une histoire de la civilisation aztèque de 1857 à 1859.

            De 1861 à 1864, il prépare et fait publier plusieurs documents rédigés dans les langues locales indigènes. Il annonce en 1863 avoir découvert la clé de la transcription de l’écriture maya et publie ce qu’il croit être la traduction du Popol Vuh, le livre sacré des Mayas Quiché. Il publie aussi une grammaire du maya Quiché. À partir de 1869, il révèle ses principes de décryptage, notamment dans Manuscrit Troano, études sur le système graphique et la langue des Mayas qui prétend traduire le Codex Troano. Il est en fait dans l’erreur, ayant voulu voir dans l’écriture maya un simple alphabet. Ainsi il fallait lire les glyphes de gauche à droite mais de haut en bas, alors qu’il avait fait le contraire. Il faudra attendre plus de cent ans pour que les véritables clés de la transcription soient découvertes et les années 1970 pour que certains textes commencent à livrer leurs secrets.

            Il fut archéologue officiel de l’expédition française du Mexique en 1864 et le gouvernement français publia en 1866 ses Monuments anciens du Mexique. En 1871 paraît sa Bibliothèque Mexico-Guatémalienne.

            Si ses études des monuments peuvent garder un intérêt relatif et si l’on peut lui reconnaître un talent pour avoir réuni de nombreuses informations, ses traductions basées sur une incompréhension du système d’écriture n’ont aucune valeur. À ce titre, l’apparition du continent Mu dans sa traduction du Codex Troano, souvent citée comme preuve de son existence par les amateurs du continent disparu, est purement fantaisiste et n’a pas été démontrée par les traductions scientifiques récentes.

(source : wikipédia)